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L'engagement dans la Voie

Dernière mise à jour : 9 déc. 2019

Cet article ne me vaudra sûrement pas que des amis et certainement nombreux sont ceux qui parleront d'extrémisme...


La Voie des arts martiaux est une Voie Royale, pas de concession ou de demi mesure. La pratique des arts martiaux est une voie difficile, pas accessible à tous, tant du point de vue physique que mentale et psychologique. Le doute, la remise en question, font partie du chemin…


L'engagement dans l'art martial, s'il veut être accompli doit être entiers et profond. La grande majorité des gens s'entraînent pour le plaisir, pour la défense personnelle ou pour tout autres raisons, plus ou moins bonnes.


En premier, il faut savoir ce que l'on veut, où l'on veut aller et à quel niveau on veut arriver. L'art martial est un apprentissage constant et non limité dans la durée. Si c'est le haut niveau que l'on vise, il faut comprendre que l'engagement va être intense, va demander volonté, don de soi, souffrance et sacrifices !


Consacrer sa vie à l'art martial:


Dans un des textes du Fat San Pak Mei il est dit:


"L'entraînement doit être constant, que l'on soit debout, marchant, assis ou que l'on bouge... Ce n'est qu’en pratiquant avec le cœur que nos gestes deviendront instantanés et naturels..."

Autrement dit… Manger ? Pas manger ! Dormir ? Pas dormir ! Amour ? Pas amour ! C’est un peu dur, je grossis un peu le trait, mais il s'agit bien de cela !


La maîtrise implique un engagement de tous les instants, on se lève kung-fu, on mange kung-fu, on dort kung-fu. Le nombre de domaine à maîtriser et si vaste qu'une journée et presque trop courte.

  • Musculation spécifique

  • Endurcissement

  • Travail des formes : les connaître c'est bien, les maîtriser, c'est mieux…

  • Combat : timing, vitesse, coup d'œil

  • Techniques: réflexion et physique

  • Stratégie

  • Travail des bases

  • Formation de corps et endurcissements

  • Nourrir son esprit : connaissance de la culture, philosophie.

Les raisons de s'arrêter sont nombreuses mais insignifiantes, les raisons de continuer sont moindres mais plus profondes.


Les raisons de s'arrêter : la femme n'est pas contente, on se blesse légèrement, la fatigue...

Les raisons de continuer : se dépasser, grandir, acquérir la connaissance...

Les blessures : Les blessures sont insignifiantes (les petites) et elles ne constituent pas une bonne raison en mon sens.


Les techniques "d'entraînement" sont nombreuses. Même blesser, on peut continuer de s'entraîner (ex: entraînement d'endurcissements des membres postérieurs si les inférieurs sont blessés, travail au mannequin de bois...), on se met dans un coin de la salle et on trouve un sujet à traiter. Quand bien même nous ne le pourrions pas, reste la connaissance et l'entraînement intellectuel...


Pour l'élève, décider de s'entraîner deux ou trois fois par semaine et quoi qu'il se passe le faire !

" Celui qui se destine à être un maître fait abstraction de tout cela. Celui qui se destine à être un maître doit posséder caractère et volonté : Quoi qu'il arrive, il avance ! "


A la lecture de ces lignes, certains seront choqués, d’autres se demanderont peut être pourquoi se faire endurer tant de souffrances… C’est selon moi le prix de la réussite.


Certes, cet article est un peu dur et vous penserez sans doute qu’il ne laisse pas une grande place au juste milieu mais en mon sens, on y est encore. L’extrême est ce qui est fait par force, le moment ou l’on ne trouve plus de plaisir, tout est une question de proportion et tout est relatif…


Je terminerai sur cette maxime:

Un voyage de mille lis commence par un pas, aussi, ne craint pas d'avancer lentement, craint seulement de devoir t'arrêter...
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