top of page

Le Wen et le Wu

Dernière mise à jour : 8 déc. 2019


L’art martial chinois en tant qu’Art élevé est composé de deux parties distinctes qui toutefois se rejoignent : le Wen et le Wu (les civilités, le martial). Ces deux parties de l’art, paradoxales et qui semblent très éloignées, se fondent l’une dans l’autre pour finir par se confondre.

Le Wen est "la civilité", principe issu du confucianisme, il est la morale de la pratique. L’érudition, la politesse, l’intelligence font parties de ces principes.

Ces principes découlent directement de la philosophie du vieux sage Kong Tseu (Confucius). Ce dernier était lui-même, en plus d’être un érudit, versé aux sciences du combat. Ce que peu savent à son sujet est qu’il mesurait plus d’un mètre quatre vingt dix, savait lutter, possédait une force surhumaine et était un fin archer. Il était le parfait exemple du Wen et du Wu réunis.

Le Wu est "l’art de combat", l’art de guerre, de stratégie militaire. Il fait directement référence au combat et à la partie guerrière de l’art martial. Antérieur à la philosophie de non agression, l’art martial est dans un premier temps tourné vers la défense personnelle.

L’art de guerre et la philosophie ne se sont liées que bien après, en temps de paix, à un moment ou l’on avait plus à combattre pour sauver sa vie.

Ces deux parties de l’art qui semblent si opposées au premier abord ne le sont pas réellement. Au contraire, se complétant, mais surtout se rejoignant; elles sont intrinsèquement liées.  Afin de mieux comprendre il faut analyser étymologiquement l’idéogramme Wu.

Analysons:


Comme je le mentionnais plus haut, le Wu est l'art de guerre; mais cette définition simpliste n'est en réalité que superficielle.


Le Wu est composé de "Ge" la hallebarde et de "Gi" arrêter. L’idéogramme entier est donc "arrêter la hallebarde". L’un en corrélation de l’autre révèle en fait l’idée d’arrêter la guerre. Voila ou le Wen et le Wu se rejoignent. Le Wu se veut donc d’être un idéogramme de paie. Il signifie d’arrêter la guerre sans avoir recours à la violence; ce qui rejoint directement le sens du Wen, de la civilité, de la dominance de l’intellectuel sur la violence. L’idéogramme regroupe les deux aspects : connaître l’art du poing afin de pouvoir éviter de s’en servir et être suffisamment fort pour pouvoir endiguer la violence d’autrui.


Un artiste martial accomplis doit réunir ces deux aspects de la boxe, l’érudition et la pratique physique en cas de besoin. Selon les règles du Wu De (vertu martial), l’homme supérieur doit savoir faire face aux problèmes de façon intelligente, connaître le self contrôle et l’autodiscipline. Il doit forger son mental, faire preuve de bonté envers ces semblables, être digne et l’acte de violence ne doit subvenir qu’en dernier recours.


Voila l’idéal et le but auquel doit tendre celui-ci…


Proverbe chinois:

L’art martial est accompli par la vertu, sans vertu, point de véritable boxe...
1 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Connaissances additionnelles ou pratiques multiples ?

Dans les arts martiaux, nous pouvons rencontrer de nombreuses personnes allant manger à tous les râteliers ; j'entends par là, des pratiquants qui récupérèrent à droite et à gauche des techniques pouv

bottom of page