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Le Wen et le Wu 2eme Partie...

Dernière mise à jour : 9 déc. 2019

Dans la première partie nous avons tenté de définir l'importance paradoxale et avons expliqué de façon étymologique le sens du Wen et du Wu. Ceci fait, nous allons maintenant donner des exemples probants de bon équilibre de ces deux aspects et déterminer l'enracinement de ceux-ci dans la culture millénaire Chinoise.


Un peu de culture:

Man Mo Miou 文武廟 (le temple du civil et du martial) Ce temple, ou plutôt ces temples (un à Seung Wan Sur l'île de HK, un à Tai Po dans les nouveaux territoires et un sur l'île de Lantau) sont d'une grande importance pour les habitants de Hong Kong et de sa péninsule. 


Man Mo (Tai Po)


Man Mo (Seung Wan Hong Kong)


Ils sont l'exemple parfait du Wen et du Wu réunis puisqu'ils en sont le symbole. 

Man Tai et Mo Tai


A l'intérieur de ceux-ci, on retrouve deux dieux du panthéon chinois: Man Tai 文帝 (la civilité) et Mo Tai 武帝 (le martial). Ce dernier n'est autre que Kwan Kong le dieu de la guerre et des arts martiaux (nous y reviendrons plus tard).

Les jeunes étudiants viennent y prier et apporter offrandes pour la réussites de leurs examens (le civil), et les pratiquants d'arts martiaux viennent y célébrer Kwan Kong (le martial). Symbole de force, il attire aussi bien les policiers que les truands...

Il était aussi d'usage, au début du siècle, de venir y faire serment de respecter sa parole lorsque aucune issu de justice n'est été trouvée lors d'un conflit. Celui qui rompait le serment s'attirait la colère des dieux et devait en payer l'addition. 

Voici donc réunis dans un même sein les deux images, preuve qu'il ne sont pas opposés mais plus encore additionnables!

Kwan Yu  關羽 (Kwan Kong en cantonnais)

Les surnoms ne manquent pas pour le qualifier: Kwan le deuxième frère, Kwan le Grand, le Générale Kwan...


Pour l'histoire, Kwan Kong était le frère juré de Liu Bei et de Zhang Fei. Liu Bei, le vrai descendant de la dynastie Han (chinois d'origine) du royaume Shu menait une guerre contre les états ennemis du Wu et du  Wei durant la période des trois royaumes 三國 時代.

Temple de Kwan Kong à Sam Shui Po (Koolon)


Les histoires comptant ces incroyables exploits ne manquent pas; comme le jours ou il fut pris à partie par tout un bataillon. Se réfugiant dans une auberge, les assaillants mirent le feu pour l'en déloger et attendirent de nombreuses minutes. Au moment ou tous le pensaient mort, il bondit des flammes, et terrassa toute la compagnie. Il en garda les stigmates et c'est pour cette raison qu'on le représente désormais le visage rouge, brûler par les flammes.

Une seconde histoire démontrant son incroyable caractère est souvent décrite sur les peintures le représentant. Suite à une bataille ou son bras fut transpercé par une flèche, il se fit opérer sans anesthésie et continua à jouer au Majong; pas un bruit ne sortit de sa bouche...

Il est aussi connut pour son érudition puisqu'à ce que l'on dit, son passe temps favoris était de recopier les écrits de Confucius (son aîné de 600 ans) nommé dans la première partie.  

Sa popularité est normalement rependu au vue des ces incroyables faits. Les bandits et autres triades le vénère pour sa force et sa loyauté (très importantes dans les clans), les policiers pour son grand courage et sa justice, et les érudits pour son niveau intellectuel. Il doit être le seul dieu chinois qui rassemble à lui seul mafia, policier, professeurs et étudiant sous son image...

Il perdit la vie en 220 dans une mémorable bataille ou dit-on, il aurait combattu 3000 soldats et périt au côté de son fils ne voulant pas trahir son empereur auprès duquel il a juré fidélité.

 Au vue de ces incroyables capacités, les chinois l'ont élevé au rang de divinité. Il est donc le dieu des arts martiaux, de la guerre, et des lettrés. Les autels à son effigie fleurisses partout, il est autant présent dans les écoles de kung-fu, les commissariats de police que les commerce qu'il est censé protéger...

Les mandarins militaires


Les mandarins militaires étaient autrefois les officiers de l'empereur, c'était à eux qu'incomber la tâche de gérer les affaires de l'empire auprès de l'empereur.  Les examens d'acceptations (fondé en 605) étaient tout autant basés sur les techniques de guerre que sur les capacités intellectuelles.

Les arts intellectuelles: Les aspirants devaient pouvoir réciter des textes classiques par cœur. Les "Cinq Grands Classiques" y avaient une importance particulière, parmi ceux-ci, l'étude des Annalectes de Confucius ou encore le livre de Mencius. L'importance était aussi mise sur l'arithmétique et sur le calcul.

Les arts militaires: Le tir à l'arc, la conduite de chars, la lutte et l'haltérophilie.

Ces examens subirent plusieurs réformes au court du temps dont la plus significative fût sous la dynastie Song (960 à 1279). A certaines périodes, l'importance était plus mise sur les valeurs intellectuelles, à d'autres, sur les valeurs martiales.

Ils furent abolis en 1905 avec l'arrivée de la République Populaire de Chine, mais les autorités s'étaient rendu compte depuis déjà un certain temps que ces examens étaient dépassés et avaient perdu toute utilité dans cette nouvelle ère naissante...

Nous pouvons voir que de tout temps, le martial et l'étude ont était additionner, mais cela uniquement par une certaine élite. Les gens du peuple ne se sont intéressés qu'a la philosophie et l'étude des arts intellectuelles qu'en temps de paie, comme j'en ai déjà fait mention dans un précédent article.

En exemple de Kwan Yu et Confucius, l'artiste martial se doit de pouvoir combiner ces deux parties Yin/Yang de la pratique afin d'être des êtres humains équilibrés, heureux et cultivés.


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